Prétextes, la lettre d'informations de GMV Conseil.
Editorial : Le marketing à la campagne - Dossier fidélisation : Développer le programme de fidélisation
Editorial : Le marketing à la campagne ! (version imprimable)
Scandale de la vache folle hier, boues d'épandages, viande aux hormones, poulets découvrant les bienfaits de la chimie, on pourrait croire que l'alimentation de la fin du 2ème millénaire est une bombe biochimique à défaut d'être biologique, alors même que les plus critiques reconnaissent qu'elle n'a sans doute jamais été aussi sûre ; car l'explosion médiatique de ces événements, leurs récurrences, rencontrent un terrain favorable du fait de la modification, lente mais continue des comportements alimentaires de beaucoup.
Aucune marque n'est à l'abri et la sanction du marché est sévère en cas de dérive : ce n'est pas un produit, c'est le secteur entier qui souffre, et pour longtemps, sans pour le moment retrouver ses parts de marché " d'avant ".
Or, qu'y a-t-il de plus observé, de plus étudié, de plus mesuré que les marchés de la grande consommation et de la distribution. Dans le monde des études, en France, 40% de l'activité des cabinets y est consacrée dont plus de 30% pour la seule alimentation : du circuit des caddies dans les hypers, jusqu'au frémissement de la pupille à la vue d'un nouveau packaging (si ! si ! ça existe…), de tests in-vivo aux relevés des codes-barres.
Car c'est en catastrophe et sous la pression qu'il a fallu identifier la race et la provenance des animaux de boucherie, et sous la pression que, petit à petit, la filière bio trouve sa place dans les linéaires, sans tapage, sans animation ni paillette : discrètement mais sûrement, des produits frais jusqu'aux plus élaborés, face à des comportements de consommateurs qui se radicalisent.
Pour les producteurs et les industriels de l'agroalimentaire, la question fondamentale n'est plus la couleur du paquet, si elle l'a été un jour, mais les investissements à faire pour mieux se positionner dans la filière, le positionnement stratégique à choisir à long terme entre certification et labellisation pour restituer au consommateur ce qu'il attend le plus : un produit sain et authentique.
Ce marketing-là nous intéresse : c'est pourquoi notre pôle Consommation lance une grande étude prospective sur les stratégies d'investissements de quatre filières agroalimentaires face aux attentes des acheteurs, professionnels de la distribution et de la restauration, et aux choix budgétaires des ménages. Car il est temps maintenant pour les industriels de prendre position : les changements des normes de la certification, qui interviendront début 2000, remettront au centre de l'évaluation la qualité du produit final et non plus simplement la documentation, même exhaustive, des procédures de transformation.
Alors rendez-vous début 2000 pour une restitution des principaux résultats. Et n'hésitez pas à nous contacter si la qualité du contenu de nos assiettes est votre métier !
Eric Fournier,
Directeur Associé