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Dossier
fidélisation : Evaluer la concurrence
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En
situation concurrentielle, être bon, satisfaire ses
clients, ne peut plus constituer un objectif suffisant.
Il s'agit simplement d'une contrainte pour ne pas se faire
exclure du marché. Le succès, le développement
impliquent de se différencier des compétiteurs
en étant meilleur, sur quelques points clés.
Évaluer la concurrence est devenu aussi important
que surveiller le niveau de satisfaction de ses clients.
Cette
surveillance passe par un dispositif de veille visant à
recueillir, centraliser et synthétiser des informations
sur les concurrents et leur offre. Un tel dispositif s'appuie
sur :
-
l'exploitation des documents émis par les concurrents
dans le cadre de leur activité de communication
normale (brochures commerciales, documents produit, rapports
d'activité)
-
une organisation systématique de la remontée
de l'information provenant de la force de vente. Cette
information récupérée en direct est
riche, mais fragmentaire et parfois biaisée. Pour
qu'elle soit exploitable opérationnellement, il
faut systématiser sa collecte et mener un travail
de synthèse et de validation.
La
limite de ce dispositif est qu'il conduit à appréhender
la concurrence essentiellement par le biais des signaux
volontaires et maîtrisés. On met en lumière
l'offre affichée mais on a peu de visibilité
sur les écarts éventuels avec ce qui est effectivement
pratiqué sur le terrain, au contact des clients :
-
au delà des " prix catalogues ", quelle
est la marge laissée à la négociation
?
-
le niveau de service annoncé, de compétence
est-il réel ? ou reste-t-il du domaine de l'annonce
?
Particulièrement
dans le domaine des services, où la prestation est
largement immatérielle, il est indispensable d'aller
plus loin et d'évaluer les prestations des concurrents
telles qu'elles se présentent pour le client.
Deux
approches peuvent être utilisées pour concourir
à cet objectif:
Le
test faux client
Il
s'agit de recueillir sur un (des) concurrent(s) l'ensemble
des informations qu'il émet dans le cadre de sa démarche
commerciale (description très précise de l'offre,
du service qui lui est associé, des modalités
; tarification après négociation, etc.). Il
permet en outre d'observer comment la prestation est ( portée
" par le réseau commercial (niveau de compétence,
argumentaire utilisé, outils commerciaux, ... Cette
approche peut être mise en ceuvre tant sur des marchés
grand public que professionnels, avec trois contraintes
à respecter :
-
le scénario (la situation sur laquelle s'appuiera
le " client qui doit être crédible pour
celui à qui il est soumis (le concurrent évalué),
et générateur d'un maximum d'informations.
-
la qualité du porteur de ce scénario, qui
doit être cohérent avec le rôle qu'il
va jouer, tout cri étant capable de conduire un
recueil critique. Sur un marché professionnel,
on s'appuiera sur une entreprise réelle, effectivement
intéressée par la prestation.
-
la neutralité et la confidentialité absolue
de la démarche (principalement dans le domaine
professionnel).
Le
baromètre de satisfaction comparatif
Un
baromètre de satisfaction permet d'identifier les
critères de jugement importants pour les clients
et d'évaluer sa propre performance perçue
sur chacun de ces critères. Mais il peut également
permettre de s'étalonner par rapport à la
concurrence.
Sur
des marchés de masse, avec une concurrence souvent
atomisée, la difficulté est de construire
des bases de comparaison pertinentes compte-tenu des contraintes
de recueil (il n'est généralement pas possible
d'avoir accès à un fichier clients de la concurrence
pour pouvoir construire son échantillon On peut alors
s'étalonner par rapport aux quelques concurrents
les plus cités, à des groupes homogènes,
ou encore, à celui que chaque client considère
comme le meilleur.
Sur
des marchés professionnels, avec un petit nombre
de clients et de fournisseurs, il s'agit plutôt de
lever les réticences à s'exprimer sur des
fournisseurs avec qui cri a une relation étroite.
La qualité
du processus de questionnement sera déterminante,
en valorisant l'interlocuteur et la démarche, proposant
une valeur d'échange (retour d'informations),réalisant
la comparaison de façon indirecte voire en acceptant
de ne pas connaître le nom du concurrent évalué.
Contact
:
Vincent Colmet-Daâge
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